Olivier Bertin, co-fondateur de l’école maternelle bilingue Les Petites Etoiles

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Écrit par Elisabeth Blanchet

Olivier-BertinA l’heure où les écoles primaires et les collèges bilingues bourgeonnent à Londres, Olivier Bertin et ses deux collègues, Amandine Maxwell-Alys et Philippe Fraser, ont eu la brillante idée de créer une maternelle bilingue. A quelques jours de son ouverture, et alors que l’école organise ce 14 et 15 janvier ses journées portes ouvertes, Olivier nous présente ses Petites Etoiles

Lepetitjournal.com/londres : Comment as-tu eu l’idée de créer une maternelle bilingue à Londres ?

Olivier Bertin: La création des Petites Etoiles va de pair avec l’ouverture à la rentrée 2011 d’une école française à Kentish Town et aussi avec la fermeture des petite et moyenne sections de l’école l’Ile Aux Enfants à Belsize Park. Ouvrir une école bilingue pour les petits dans le quartier – nous sommes à Tufnell Park – tombait sous le sens.

Peux-tu te présenter en deux mots ainsi que tes partenaires ?

Amandine est maman d’élèves à l’Ile Aux Enfants. C’est elle qui a lancé l’idée quand elle a su que les petite et moyenne sections allaient fermer. Philippe est linguiste de formation et directeur d’une autre maternelle bilingue à Angel (Mars Montessori bilingual nursery). Quant à moi, j’ai été enseignant au Lycée Français de South Kensington et je suis aujourd’hui directeur de l’organisme de cours particuliers Acticours. Je fais également du groupe Plan Ecole de l’Ambassade de France dont le but est de développer l’enseignement du français en GB.

Comment fonctionnera l’école ?

Dès l’ouverture, nous aurons une classe pour les 2-3 ans, une pour les 3-4 ans et une demi-classe pour les 4-5 ans, l’équivalent de la classe anglaise “Reception”. Nous n’aurons pas plus de 20 enfants par classe. L’école sera ouverte de 8h à 18h du lundi au vendredi et ne fermera que 5 semaines par an : 2 semaines à Noël, 1 semaine à Pâques et 2 semaines en août. Les frais de scolarité s’élèvent à £ 1.100 par enfant par mois sur toute l’année. L’école est entièrement financée par des fonds privés et ne reçoit aucune aide financière des autorités locales.

Et au niveau de l’encadrement et des programmes ?

Nous avons recruté une directrice qui a toutes les qualifications britanniques et deux instits dont une française. La moitié de la journée, le cursus sera en français et l’autre moitié en anglais. Nous avons aussi bien entendu recruté des assistantes et nous avons déjà depuis plusieurs l’accord de l’OFSTED (équivalent de l’inspection académique) pour ouvrir l’école.

Quel public attendez-vous ?

L’idéal, pour l’équilibre de nos classes, serait que nous ayons autant de francophones que d’anglophones. Pour l’instant, tous les enfants inscrits sont déjà bilingues. Il y a 10-15 ans, les Français ne voulaient pas vraiment entendre parler d’école bilingue. Aujourd’hui, c’est le contraire ! Le bilinguisme va de pair avec la fin d’un certain type d’expatriation… Il faut savoir s’adapter.

A quelques jours du Jour J, comment te sens-tu ?

A la fois stressé et excité. Je cours à droite et à gauche pour régler les détails de dernière minute. Mais je suis optimiste et je suis persuadé que c’est le début d’une grande aventure. De plus, l’avantage d’ouvrir en cours d’année nous permet d’avoir une ouverture progressive avant la grande vraie rentrée de septembre !

Elisabeth Blanchet
jeudi 13 janvier 2011
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